lundi 14 septembre 2009

meurtre ?

SKCenter :
FAIT DIVERS. Un Verdonais est mis en examen pour homicide volontaire. Il est accusé d'avoir tué puis découpé la retraitée allemande

La disparue a été tuée et découpée en morceaux

De haut en bas : le champ où le corps a été retrouvé, le lieu présumé du meurtre et la maison de la personne mise en examen. (photos Émilie Drouinaud)
Un meurtre. Depuis hier, la thèse de l'accident préalable à la mort d'Édith Muhr est définitivement écartée. En garde à vue depuis jeudi soir, le Verdonais Yves Bureau a été déferré devant le pôle de l'instruction du tribunal de Périgueux et mis en examen pour homicide volontaire. De son côté, à Bergerac, le procureur de la République a confirmé ce qui se disait en coulisses depuis deux jours : le corps de la retraitée allemande a été découpé et dispersé dans des sacs.

Ils ont été retrouvés samedi matin dans un champ de maïs à Saint-Agne, à la limite de Verdon, à une centaine de mètres des maisons du meurtrier présumé et de la ferme de ses parents. D'autres indices ont été découverts dans un étang de cette propriété. C'est là que le Verdonais aurait procédé à la sordide découpe, à l'aide d'outils de ferme. Hier, son épouse a été remise en liberté, sans charges retenues contre elle. Pour l'instant.

Il révèle où est le corps

Pourquoi avoir tué cette retraitée paisible, avec une telle violence ? Le mystère n'est pas dissipé. « L'enquête est loin d'être bouclée. Il faudra encore de longues semaines, difficiles et très techniques », augure le procureur Jean-Luc Gadaud. Aux enquêteurs, Yves Bureau propose des « versions changeantes », certaines « peu réalistes », en restant « froid dans ses réactions ».

Confondu par les incohérences de son témoignage, il a reconnu dans la nuit de jeudi avoir tué puis découpé la victime. Samedi, c'est lui qui a mené les gendarmes jusqu'au champ où les sacs contenant les restes du corps ont été retrouvés. Mais les interrogatoires n'ont pas permis d'établir un mobile clair.

Même les relations d'Yves Bureau avec Édith Muhr sont floues. Au moins se croisaient-ils lors d'animations de l'Amicale verdonaise. Mais rien ne dessine, pour le moment, l'origine d'un éventuel conflit, ou d'une préméditation. « C'est un dossier hors norme », résume un proche de l'enquête.

Modeste et sans histoire

C'est un homme de 56 ans, ancien de la Poudrerie à Bergerac, père de famille et fils d'une famille établie dans le petit village (54 habitants) depuis des générations. Un villageois le décrit comme un « rural, dans le sens où après avoir travaillé à l'usine, il s'est occupé de la ferme à la suite de son père ». Sans antécédents judiciaires, connu dans le village, il menait une vie normale, modeste, sans histoires. « Les gens ne comprennent pas. La panique pouvait se comprendre, l'accident aussi, mais là... »

C'était la première hypothèse de travail. On sait qu'Édith Muhr, à son habitude, marchait sur la route bitumée entre sa maison de Faux et Lanquais, où elle retrouvait son mari, venu en voiture, dans une auberge pour déjeuner. Yves Bureau l'aurait percutée et, affolé, aurait caché le corps. Le chapeau ensanglanté trouvé sur le bord de la route, l'état de la voiture, l'inspection sur le lieu présumé du crime : les indices ne correspondaient pas à un choc automobile. Suite à l'autopsie pratiquée hier par l'institut médico-légal de Bordeaux, des expertises complémentaires sont nécessaires pour déterminer la cause exacte de la mort.

Une cellule d'aide aux victimes a été mobilisée auprès de Rolf, le mari d'Édith Muhr.

Source : Sud Ouest

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"un dossier hors norme..." "Pourquoi ?"
deux éléments souvent présents lorsqu'il s'agit d'événements liés à une période critique septennale : ici celle des 56 ans, apparemment...
et souvent une partie de la réponse, sinon LA réponse, se trouve dans cet état particulier qui accompagne le plus souvent notre passage en période critique...
variablement, mais certains peuvent alors être vraiment mal voire devenir monstrueux...

jour critique émotionnel ?

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