mercredi 24 janvier 2018

meurtre

Folie ou acte antisémite ? Neuf mois après, le meurtre de Sarah Halimi reste inexpliqué Les proches de Sarah Halimi, retraitée parisienne de confession juive tuée par un jeune voisin, s’indignent de la lenteur de l’instruction. Pour eux, l’agresseur a agi par antisémitisme. Nichée au cœur du 11e arrondissement de Paris, la rue de Vaucouleurs est calme, presque déserte, bordée d’immeubles HLM aux façades défraîchies. C’est ici, dans l’une de ces résidences repliées sur elles-mêmes autour d’une cour intérieure et d’un petit jardin, que Sarah Halimi, 65 ans, a trouvé la mort. C’était dans la nuit du 3 au 4 avril 2017. Son voisin de 27 ans, Kobili Traoré, s’est introduit chez elle avant de la frapper, puis de la défenestrer du troisième étage au cri de « Allahou Akbar ». L’un et l’autre se croisaient depuis dix ans sans vraiment se connaître. Elle, retraitée sans histoires, ancienne directrice de crèche, divorcée, « discrète et souriante », selon ses voisins, vivant seule depuis le départ de ses trois enfants quelques années plus tôt. Lui, jeune homme sans emploi, benjamin d’une fratrie de cinq, habitant l’immeuble avec ses sœurs, sa mère et son beau-père (son père est mort lorsqu’il avait sept ans). Sujet à des « accès de colère », de l’aveu de ses proches, plusieurs fois incarcéré pour « vol », « tentative de vol », « refus d’obtempérer », « conduite sans permis », « violences », « usage et détention de stupéfiants », « port d’arme prohibée », celui que tout le monde surnommait « Bébé » malgré son mètre quatre-vingt-sept, passait pour un caïd de quartier.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/23/les-ombres-de-l-affaire-halimi_5245509_3224.html
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(période critique septennale des 28 ans - rythmes courts à voir : ils indiquent généralement le déclencheur - jour critique émotionnel=colère / jour critique intellectuel=psychiatrie)

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