dimanche 10 juillet 2011

dangerosité psychiatrique

http://www.skcenter.org/forum/index.php?showtopic=3252&hl=
Dangerosité psychiatrique : repérer les signes d’alerte pour prévenir les actes de violence
..............................
Connaître les facteurs de risque
Les conclusions de l’audition publique soulignent la nécessité de connaître et repérer systématiquement les facteurs de risque chez les personnes souffrant de troubles de l’humeur ou schizophréniques comme par exemple :
- les antécédents de violence commise ou subie, notamment dans l’enfance ;
- la précarisation, les difficultés d’insertion sociale, l’isolement ;
- l’abus ou la dépendance à l’alcool ou à d’autres substances psycho-actives ;
- un trouble de la personnalité de type antisocial ;
- l’âge (inférieur à 40 ans) ;
- une rupture des soins ou un défaut d’adhésion au traitement.

Une bonne connaissance et la recherche de ces différents facteurs doivent permettre aux cliniciens de renforcer le suivi de leur patient tout au long de sa prise en charge.
Identifier les signes d’alerte pour anticiper le risque de passage à l’acte par une meilleure connaissance de la clinique Au-delà des facteurs de risque, des signes d’alerte peuvent faire craindre la survenue prochaine d’actes violents.
En cas de troubles schizophréniques, les équipes soignantes doivent être attentives à des signes cliniques d’alerte tels que :
- un délire paranoïde avec injonction hallucinatoire ;
- des idées délirantes de persécution avec dénonciation d’une personne considérée comme persécutant le malade ;
- des idées délirantes de grandeur, passionnelles ou de filiation ;
- des menaces écrites ou verbales pouvant évoquer un scénario de passage à l’acte contre le persécuteur supposé ;
- une consommation importante d’alcool ou de substances psycho-actives.

En cas de troubles de l’humeur, et notamment dans les dépressions, les équipes soignantes doivent être vigilantes à des signes d’alerte tels que :
- l’importance de la douleur morale ;
- des idées de ruine, d’indignité ou d’incurabilité notamment quand elles s’élargissent aux proches ;
- un sentiment d’injustice ou de blessure narcissique.

Ces signes, souvent propres aux patients, peuvent être signalés par l’entourage familial ou par les équipes soignantes, voire par les patients eux-mêmes. Etre attentif et à l’écoute des proches permet souvent de désamorcer un possible passage à l’acte violent. Ces signes doivent conduire à renforcer le suivi ou à proposer une hospitalisation permettant d’éviter la survenue de la violence. La prise en charge attentive, proche et durable et surtout sans rupture de soins, en particulier dans les six premiers mois après la sortie de l’hôpital, est une des clés pour prévenir ce risque.
Le rapport fournit également des recommandations sur la conduite à tenir face à la violence émergente. Enfin le rapport souligne certaines situations particulières qui nécessitent une vigilance accrue telles que la précarité, l’incarcération ou l’hospitalisation.
Source : HAS ( Haute Autorité de Santé )

====================

on peut y rajouter des éléments importants et facilement identifiables... - A L'AVANCE -  que sont les jours et périodes critiques de nos cycles psychiques et émotionnels :
les personnes qui ont des problèmes de schizophrénie sont très sensibles à l'arrivée et pendant les jours et périodes critiques - cela doit pouvoir facilement se vérifier en analysant tous les cas arrivés. (les cas tristement célèbres ayant défrayé la chronique ces derniers temps sont généralement des passages à l'acte de la période critique septennale - le jour critique resterait à vérifier)

voici ces éléments :
- période critique septennale
- jour critique émotionnel
et à un moindre degré
- jour critique physique
- période critique physique
- jour critique intellectuel
- année critique intellectuelle


idem pour la manifestation des troubles bipolaires qui ont, par définition, un lien avec nos cycles de l'humeur...

Aucun commentaire: