Quand l’alcool rend dangereux
Devant le tribunal correctionnel, un homme a démontré, hier, combien l’alcool pouvait le rendre violent.
Pas facile de garder son sang-froid quand on a le vin mauvais. C’est ce qu’a déclaré en substance un Sparnacien de 34 ans, résident du foyer de la Croix-Rouge de Châlons-en-Champagne, lors de son jugement devant le tribunal correctionnel, hier, pour plusieurs faits de menaces de mort, d’outrages à une personne chargée d’une mission de service public et dégradations.« Je bois comme tout le monde mais je ne tiens pas l’alcool, a-t-il en l’occurrence déclaré à la barre. Alors, faut juste pas m’emmerder. »
Sous l’emprise de la boisson, celui-ci en a fait l’amère démonstration aux mois d’août et décembre 2012, en s’en prenant violemment à des personnels sociaux de l’UDAF (Union départementale des associations familiales) de la Marne, puis de la Croix-Rouge française.
Pour commencer, le 23 août. Ce jour-là, l’homme, placé sous curatelle renforcée, avait jeté son dévolu sur une éducatrice de l’UDAF, en lui tenant des propos outrageants. (...)
Plusieurs mois s’étaient ensuite écoulés avant que le prévenu, devenu entre-temps résident du foyer de la Croix-Rouge, ne remette le couvert. Ivre, il s’était présenté, le 8 décembre, aux portes de la structure pour y passer la nuit. Mais son état lui avait valu une fin de non-recevoir. Excédé par ce refus, il n’avait alors pas hésité à menacer de mort, à plusieurs reprises, le responsable du foyer. La porte d’entrée avait quant à elle subi les frais de sa rancœur, traduite à grands coups de pied et de poing. Préjudice : plus de 1000 euros de réparation.
Déjà incarcéré à plusieurs reprises, sorti de prison au début de l’année, l’homme a reconnu les faits. « S’il boit, il peut devenir dangereux » a conclu un expert à son sujet. Bien que son avocat n’ait pas manqué de plaider pour que « la Justice ne soit pas le substitut de la psychiatrie », c’est probablement ce qui a motivé la décision du tribunal de le soumettre à une injonction thérapeutique. Reconnu coupable, celui-ci a en outre été condamné à une peine de quatre mois de prison intégralement assortis d’un sursis, avec l’obligation d’accomplir 105 heures de travail d’intérêt général (Tig) dans un délai de 18 mois. Ajoutés à cela, 130 euros au total de contravention pour les violences et les dégradations ainsi que 500 euros de dommages et intérêts. Une peine que l’intéressé même n’a pas attendue. À la lecture du délibéré, celui-ci avait déjà quitté le palais de justice.
http://www.lunion.presse.fr/region/quand-l-alcool-rend-dangereux-ia18b0n266050
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psychiatrie, peut-être, effectivement... la personne entre dans sa période critique septennale des 35 ans : il s'agit d'un épisode de possible dépression (cela va le faire boire d'autant plus) et de désinhibition cumulée avec celle liée à l'alcoolisation... (ce qui va pouvoir le rendre violent)
ces rythmes qui déterminent notre forme et nos humeurs et parfois mènent à des actes incontrôlés...
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